Filière oignon : Bientôt une usine de déshydratation à Saint-Louis au Sénégal

Une usine de production d’oignons déshydratés sera installée à Saint-Louis, au sénégal. Elle sera la première d’Afrique subsaharienne et la seconde du continent africain. Elle devrait générer 5 000 tonnes d’oignons déshydratés par an.

Au Sénégal, la ville de Saint-Louis abritera bientôt une usine de déshydratation d’oignons. Cette unité, la première du genre en Afrique subsaharienne et la seconde du continent sera construite par la Société Africaine d’Ingrédients (SAF Ingrédients).

D’un coût de 13 millions d’euros, elle sera financée conjointement par la Société financière internationale (SFI) et le Fonds d’investissement pour l’agriculture et le commerce en Afrique (AATIF). Alors que la première apportera un prêt total de 7 millions d’euros, la seconde contribuera au projet à hauteur de 6 millions d’euros également sous forme de crédits.

L’usine devrait produire annuellement 5 000 tonnes d’oignons déshydratés, l’équivalent de 2 % du stock mondial. Une partie de cette production sera exportée vers l’Europe où la poudre d’oignon séché est recherchée notamment dans l’assaisonnement des soupes et des sauces.

Elle dépendra pour son approvisionnement en matières premières d’un réseau de fournisseurs locaux et aussi d’une exploitation propre de 750 hectares qui sera développée avec le soutien de la SFI et de l’AATIF.  

« Cet investissement illustre la volonté de la SFI d’aider les PME agricoles à accéder plus facilement à des financements, une condition cruciale pour créer des emplois au Sénégal. Il permettra aussi de relancer la production agricole et de faciliter la reprise économique du Sénégal à la suite de la pandémie de la COVID-19 », indique Aliou Maiga, directeur de la SFI pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale. 

« Avec 100 % des approvisionnements réalisés sur place, essentiellement auprès de petits producteurs et de plus gros exploitants, ce projet devrait, en plus de générer des centaines d’emplois, accroître considérablement la création de valeur ajoutée au niveau local. Nous sommes fiers d’y participer », souligne de son côté, Thomas Duve, président du Conseil d’administration de l’AATIF.

Pour rappel, l’oignon est la première culture maraîchère du Sénégal et occupe plus de 5 000 hectares. La production du bulbe s’élève en moyenne à 400 000 tonnes par an.   

Source: Agence Ecofin

Sentienelle BF